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Edito
TRISTE NOUVELLE
Cette triste nouvelle, nous l'avons prise dans les dents vendredi 5 mars aux alentours de 21 heures. Un coup de téléphone m''annonça le décès de ce bon vieux copain, Pascal Garnier, artiste, peintre, musicien, écrivain talentueux, le tout modelé par un ego de la taille d'un grain de riz complet. J'étais avec deux amis, Federico Praino, responsable de la médiathèque de Villejuif et Alain Bévérini, le réalisateur du film Total Kheops. Nous venions d'échanger des points de vue sur la ville dans le polar dans une salle de la médiathèque Elsa Triolet de Villejuif. Après deux heures en compagnie de lecteurs de la dite médiathèque, nous avions trinqué et poursuivi la discussion autour d'un verre. Je suis tout à fait convaincu à présent qu'une conférence ou une discussion culturelle doit avoir un prolongement convivial. Le plus simple pour créer l'ambiance reste le buffet. Soit il est organisé par la médiathèque, soit on demande aux joyeux convives d'amener quelques fabrications maison. Depuis plusieurs mois, au cours d'une douzaine d'interventions dans des sites les plus divers, j'ai pu vérifier la différence d'ambiance entre la conférence qui s 'achève avec la sortie précipitée des auditeurs et celle qui se poursuit, verre dans une main, tranche de pizza ou de croustade dans l'autre. Les libations terminées, débute alors le quizz cinéma que j'ai préparé en sélectionnant de courts extraits de bandes originales. Tout le monde reste au jeu et par là même reste cool.
Ce mois est encore chargé. La première semaine de mars, quatre interventions dont deux avec des classes de troisième d'un collège de Blagnac. Attentifs deux heures durant, ils ont été merveilleusement sages et tranquilles. Avant leur départ, ils ont pris le temps de m'inscrire sur plusieurs feuilles quelques avis et remerciements. La seconde semaine, j'assume une journée de formation dans les Landes, puis participation au salon de Bon Encontre avec une conférence et plusieurs jeux nouveaux que je m'en vais tester. La troisième, je vais à Lyon présider le jury de lecteurs qui va choisir le gagnant entre six ouvrages de qualité : Anaisthêsia (Antoine Chainas); Obscura (Régis Descott); Fakirs (Antonin Varenne); Les Coeurs déchiquetés (Hervé Le Corre); LLe testament syriaque (Barouk Salamé); Fractures (Franck Thilliez).
Le jury aura du travail, notamment à cause de la diversité des ouvrages en compétition, ce qui revient à juger des oeuvres assez dissemblables ce qui n'est jamais facile quelles que soient les qualités des uns et des autres. Il faudra bien choisir un gagnant. Pour l'instant, j'en pressens deux possibles. Lesquels ? mais vous voulez rire. Je vais garder ce secret jusqu'au jour des délibérations. Un peu de patience, mes bons amis.
Claude Mesplède
Contact : cmpapagayo@gmail.com
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. Ce parisien arrêta ses études à l’âge de quinze ans pour visiter le monde : Afrique du nord, Moyen Orient, puis toujours plus à l’Est pour un voyage à l’étranger qui dura dix ans. Revenu en France, il pratiqua le dessin, la peinture, s’essaya comme parolier. À partir de 1985, Pascal Garnier écrivit pour la jeunesse (Contes gouttes et Un chat comme moi), publia deux recueils de nouvelles (L’Année sabbatique et Surclassement) puis son premier roman, Le Pain de la veille (1989). Son œuvre compte dix-sept romans, huit recueils de nouvelles et une quarantaine de livres pour la jeunesse.
Pascal refusait les étiquettes et ne se considérait pas comme un auteur de polars. Pour tout dire, les querelles entre littérature blanche et littérature noire l’indisposaient. Ce qui n’a pas empêché les amateurs du genre de l’annexer après la publication de ses premiers romans dans la
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 Pascal Garnier, Alfred Eibel, Nadia Dhoukar, Claude Mesplède à Cognac |
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