Cinéma

INVICTUS

Publié dans Cinéma Lundi 25 janvier 2010

UNE NOUVELLE RÉUSSITE POUR CLINT EASTWOOD

Comme sujet de son vingt-neuvième film, Clint Eastwood a choisi de raconter une période historique pour l’Afrique du sud en mettant en scène une parcelle de la vie de l’homme qui anima cette période, un certain Nelson Mandela. Lire la suite »

DÉBUTS DU FILM NOIR (I)

Publié dans Cinéma Lundi 4 janvier 2010

Réalisé en 1931 par Rouben Mamoulian qui venait d’être engagé par la société Paramount après le succès de son film Applause (1929), Les Carrefours de la ville présente la particularité d’être adapté d’une histoire originale de Dashiell Hammett. L’adaptation de cette histoire est l’oeuvre de  Max Marcin. Les deux rôles principaux sont tenus par Gary Cooper qui joue ici son vingt et unième film et a connu des succès comme ceux de Beau geste, Morocco, La Grande caravane, Le Texan ou encore Le Chant du loup. Il en est tout autre pour la vedette féminine, Sylvia Sidney, une actrice de théâtre à la carrière plus modeste  à l’écran. Les Carrefours de la ville est en effet son sixième film parmi lequels on retiendra la réalisation mythique de Sternberg Une Tragédie américaine (1931) d’après le roman homonyme de Theodore Dreiser. Avec ce film de Mamoulian, Sylvia Sidney confirmera l’étendue de son talent, ce qui vaudra de figurer  dans des films aussi importants que Sabotage (1936, Hitchcock), Fury (1936, Lang),  Rue sans issue (1937, Wyler),  J’ai le droit de vivre  (1937, Lang) ou encore Les Inconnus dans la ville (1955, Fleischer) pour se limiter aux fillms policiers ou d’espionnage.

Le Kid (Gary Cooper) est employé dans une baraque de tir forain où il montre toute sa dextérité à manier les armes afin de séduire la jeune et jolie Nan (Sylvia Sidney) qui est vite séduite par ce grand gaillard décontracté . Pop Cooley (Guy Kibbee) beau-père de la jeune femme, appartient à un gang de la bière et sur ordre du  grand patron, « Big Boy » Maskal (Paul Lukas), il  exécute Blackie (Stanley Fields), membre de la bande.  Suite à ce meurtre et à la déposition d’une certaine Agnès (Wynne Gibson), Nan qui refuse de témoigner contre son beau-père, est incarcérée. En prison, elle reçoit la visite du Kid, très amoureux. Pour tenter de la faire libérer, il accepte d’entrer dans le gang alors qu’il avait toujours refusé de le faire. Cette décision suscite la colère de Nan. Remise en liberté, elle tente de faire renoncer le Kid au banditisme. Mais celui-ci  se dispute avec le grand patron qui envoie ses hommes de main le liquider. Le Kid leur échappe. Pendant ce temps, Nan rend visite au caïd pour plaider la cause de son amoureux. Elle y rencontre la fameuse Agnès qui se dispute avec le grand patron qu’elle tue avant de s’enfuir, laissant Nan avec le cadavre. Retour des hommes de main qui, pour venger leur patron, amènent la jeune femme à la campagne, faire une promenade. Mais le Kid prévenu, saura intervenir pour neutraliser les grosses frappes de « Big Boy » et sauver  Nan.

Film fort sympathique, Les Carrefours de la ville a été diffusé en version originale sous titrée et dans une copie neuve sur une chaine du cable en décembre 2009. Citons pour les amateurs la chaine TCM qui diffuse au moins trois chefs d’oeuvre par jour dans tous les genres. En janvier 2010, cycle Robert Mitchum avec 29 films dont quelques grands classiques du genre noir. Peut-être ignorez-vous que si vous recevez la télévision par Free ADSL (Freebox) vous pouvez vous abonner à la chaine TCM pour la modique somme de 2,99 euros par mois.

La Réplique qui tue

Publié dans Cinéma Mardi 17 février 2009

annie-du-klondikeMae West, dont la sensualité et le franc parler étaient légendaires, écrivit un certain nombre de films où elle exhibait sa pulpeuse silhouette. Sa façon de jouer alliée avec ses dialogues souvent sulfureux, son énergie à défendre la cause des homosexuels et la sexualité en général lui valut d’être condamnée par la censure et le fameux code Hays. Sa phrase la plus fameuse est contenue dans le film Lady Lou (Se Done Him Wrong) où elle donne la réplique à Cary Grant. Le film fut  réalisé en 1933 par Lowell Sherman d’après »Diamond Lil « , une pièce écrite par Mae West qui déclare :

« Là, dans ta poche, c’est ton revolver ou t’es juste content d’me voir ?

lifeboat

Tallulah Bankhead, actrice moins célèbre que Mae West, mais tout aussi libérée sur les questions de  sexualité, était connue pour fréquenter hommes et femmes. Son plus beau rôle est dû à Alfred Hitchcock qui la fit tourner dans Lifeboat, un huis clos sur un canot pneumatique dérivant en pleine mer, ce qui valut à la malheureuse actrice de se trouver arrosée en permanence dans le studio pour faire vrai. Elle aussi peut rentrer dans notre rubrique « la réplique qui tue ». La légende raconte qu’elle était harcelée durant un repas par l’un des convives. En lui tendant la clé de sa chambre d’hôtel, elle lui dit :

« Je vais venir et faire l’amour avec vous à cinq heures. Si je suis en retard, commencez sans moi ».