Cinéma, la phrase qui tue

Salut, les hommes

Publié dans Cinéma, la phrase qui tue Jeudi 18 août 2011

Le Doulos (1963) est un film de Jean-Pierre Melville, adapté d’un roman homonyme de Pierre Lesou, publié dans la « Série noire » six ans auparavant. Les personnages sont tous – à l’exception des policiers – des voyous braqueurs, tueurs et donneurs à l’occasion. Maurice, interprété par Serge Reggiani, est incarcéré à la suite d’un vol et d’un assassinat. Encadré par deux gardiens, Maurice s’avance dans le couloir de la prison, sans cravate et sans lacets. Les trois hommes stoppent devant une cellule. L’un des gardiens actionne une grille coulissante et Maurice entre dans la cellule déjà occupée par deux gaillards qui le scrutent sans aucune sympathie, mais Maurice n’en a cure. Il lance sa réplique, depuis devenue culte. Une réplique qui plait tant à mon ami Thierry Crifo : « Salut, les hommes ! Et tant pis si je me trompe… »

Là, dans ta poche, c’est ton revolver…

Publié dans Cinéma, la phrase qui tue Mardi 17 février 2009

Mae West, dont la sensualité et le franc parler étaient légendaires, écrivit un certain nombre de films où elle exhibait sa pulpeuse silhouette. Sa façon de jouer alliée avec ses dialogues souvent sulfureux, son énergie à défendre la cause des homosexuels et la sexualité en général lui valut d’être condamnée par la censure et le fameux code Hays. Sa phrase la plus fameuse est contenue dans le film Lady Lou (Se Done Him Wrong) où elle donne la réplique à Cary Grant. Le film fut  réalisé en 1933 par Lowell Sherman d’après »Diamond Lil « , une pièce écrite par Mae West qui déclare :

« Là, dans ta poche, c’est ton revolver ou t’es juste content d’me voir ?

lifeboat

Tallulah Bankhead, actrice moins célèbre que Mae West, mais tout aussi libérée sur les questions de  sexualité, était connue pour fréquenter hommes et femmes. Son plus beau rôle est dû à Alfred Hitchcock qui la fit tourner dans Lifeboat, un huis clos sur un canot pneumatique dérivant en pleine mer, ce qui valut à la malheureuse actrice de se trouver arrosée en permanence dans le studio pour faire vrai. Elle aussi peut rentrer dans notre rubrique « la réplique qui tue ». La légende raconte qu’elle était harcelée durant un repas par l’un des convives. En lui tendant la clé de sa chambre d’hôtel, elle lui dit :

« Je vais venir et faire l’amour avec vous à cinq heures. Si je suis en retard, commencez sans moi ».