Le Doulos (1963) est un film de Jean-Pierre Melville, adapté d’un roman homonyme de Pierre Lesou, publié dans la « Série noire » six ans auparavant. Les personnages sont tous – à l’exception des policiers – des voyous braqueurs, tueurs et donneurs à l’occasion. Maurice, interprété par Serge Reggiani, est incarcéré à la suite d’un vol et d’un assassinat. Encadré par deux gardiens, Maurice s’avance dans le couloir de la prison, sans cravate et sans lacets. Les trois hommes stoppent devant une cellule. L’un des gardiens actionne une grille coulissante et Maurice entre dans la cellule déjà occupée par deux gaillards qui le scrutent sans aucune sympathie, mais Maurice n’en a cure. Il lance sa réplique, depuis devenue culte. Une réplique qui plait tant à mon ami Thierry Crifo : « Salut, les hommes ! Et tant pis si je me trompe… »





