Archives en vrac

HOMMAGE A PACO TAIBO II

Publié dans Archives en vrac Jeudi 18 août 2011

Paco  vient de publier un roman qui met en scène Sandokan

héroïque combattant pour la liberté.

Reprise de mon site

Publié dans Archives en vrac Lundi 8 août 2011

Voici bien longtemps que je n’ai pas signé un éditorial. Bien longtemps aussi que je n’ai pas mis en ligne un article ou une critique. Je ne suis pas en mal d’articles, j’en ai plein la musette comme disaient mes collègues prolétaires des années 1950.
Ce qui m’a manqué, en fait, c’est le temps. Je ne sais pas comment font certains amis mais ils me sidèrent ; Parmi ceux que je connais mais ne citerai pas, ces jeunes gens arrivent à lire pratiquement un roman chaque jour. J’y arrivais il y a une dizaine d’années. J’ai même achevé de rédiger le cinquième volume de s Années « Série noire » en lisant cinq romans chaque jour pendant exactement 31 jours. Il me restait à écrire 155 fiches de lecture. J’ai donc décidé que j’en lirai cinq tous les jours pendant un mois, ce que j’ai fait avec en prime les cinq résumés et l’analyse de chacun des bouquins. Mais à l’époque, le nombre de pages était standard (soit 186 pages en bas de casse de 8/10; soit 252 pages bdc 10/12). Mais aujourd’hui quand on voit ces grosses pavétasses qui se publient (nombreuses sont celles qui comptent 500 pages et au-delà) on se dit qu’il faut du temps. Eh bien ces détenteurs de blogs dont plusieurs sont mes amis, ils vous lisent ça dans la journée et font le commentaire en suivant. J’en connais même qui, ensuite, s’occupent de leurs enfants pour les initier au cinéma et à toutes sortes de choses comme par exemple l’escrime. Encore un coup des trois Mousquetaires(qui comme l’on sait étaient quatre). Ce brillant quatuor, au service de la Reine, et accessoirement de la douce madame Bonacieux (y a pas de raison que les pauvres n’en profitent pas aussi) aura très certainement incité des jeunes spectateurs à aller tutoyer en salle une épée et peu importe qu’on l’appelle  » sabre  »  » fleuret  » ou  » épée « , l’essentiel pour eux est de prendre du plaisir à parfaire leur technique auprès d’un maître d’armes.

Eh bien, j’en connais des parents, jusqu’au cou déjà avec leur travail professionnel, jusqu’au cou aussi avec leur passion polardesque, qui trouvent le moyen d’y ajouter l’animation d’une activité  » escrime  » dans leur localité ou pour d’autres l’activité  » rugby « .
Jusqu’à ce diable de Paul Maugendre que j’apprécie depuis si longtemps que j’en ai perdu le fil du nombre d’années.Jusqu’à ce diable de Paul qui, non seulement couvre l’actualité romanesque que nous aimons, mais en plus ce bougre de Papy se la joue multiprise et tient une rubrique musicale, une rubrique sur le jazz d’une qualité supérieure qui en remontrerait aux célèbres chroniqueurs que furent Hugues Panassié, André Clergeat, Nat Hentoff, André Hodeir, Alan Lomax et bien d’autres comme Franck Ténot et Daniel Filipacchi.

Si je n’étais pas un infâme mécréant, je dirai qu’avec Paul, on aurait pu faire ensemble notre première communion, mais me concernant ce ne fut ni la première, ni la dernière, ce fut rien et comme disait Prévert  » Dieu qui êtes aux cieux, surtout restez y !  » C’est avec cette notation d’athéiste convaincu que s’achève ce nouvel édito de la renaissance de ce site avec au programme un reportage sur la semana negra et quelques articles sur des auteurs français et étrangers. Bonne lecture et même si mon site ne permet pas d’inscrire vos commentaires, vous pouvez toujours m’en faire à l’adresse suivante cmpapagayo@gmail.com

Claude Mesplède

DANS DEUX MOIS...

TROISIEME CONCOURS DE NOUVELLES DE TPS

Publié dans Archives en vrac Mercredi 23 mars 2011

TOULOUSE POLARS DU SUD
Concours de nouvelles
3°Prix Thierry Jonquet
Article 1 :
L’association Toulouse Polars du Sud organise un concours de nouvelles « polar *» appelé Prix
Thierry Jonquet, ouvert aux candidats francophones, sans distinction de nationalité ou de résidence.
Il n’y a qu’un concours « adultes »’ auquel on peut concourir à partir de 17 ans.
NB : La nouvelle doit appartenir au sens large au genre « noir » et aux « littératures criminelles »,
qu’il y ait ou non enquête résolue sur le « crime » (compris comme tout délit majeur). Le polar
« historique » est admis.
Le thème 2011 sera :
Quand la ville rose dort…
Article 2 :
Peuvent concourir toutes les nouvelles inédites et libres de droits répondant aux critères précisés
dans « modalités de participation » ci-dessous. Le texte sera compris entre 10 000 et 12 000
caractères (espaces et signes compris).
Article 3 :
Le comité de lecture sera constitué de professionnels du livre (écrivains, bibliothécaires etc..) ou
lecteurs passionnés de polars, membres de l’association. Les membres de ce jury, leur famille, ne
sont pas autorisés à concourir.
Article 4 :
Le concours est ouvert le 15 février 2011 et sera clôturé le 1 juin 2011 à minuit. Les candidatures
envoyées après cette date ne seront pas prises en compte, le cachet de la poste faisant foi.
Article 5 :
Les délibérations du jury auront lieu durant l’été 2011. Les résultats seront rendus publics en
septembre et la remise du Prix Thierry Jonquet aura lieu le dimanche 9 octobre 2010 au cours du
Salon des littératures Noires et Policières organisé par l’Association Toulouse Polars du Sud.
Les candidats pourront consulter, pour toutes informations complémentaires, le site / blog de
« Toulouse Polars du Sud » : http://toulouse.polars.du.sud.over-blog.com/
Article 6 :
Le prix Thierry Jonquet sera remis le 9 octobre 2010, à l’occasion du Salon. Tous les concurrents
sont cordialement invités à assister à cette remise de prix. Les lauréats ne recevront pas de frais de
déplacement, mais pourront éventuellement bénéficier, s’ils viennent de loin, d’un hébergement
convivial. Les trois meilleures nouvelles recevront un prix en chèque-livre respectivement de 250,
200 et 150 euros.
Article 7 :
La sélection des finalistes et le choix des lauréats s’effectuant sous anonymat et dans la plus grande
impartialité, le jury ne justifiera aucune de ses décisions par la suite.
Article 8 :
Dans l’éventualité où les nouvelles primées feraient l’objet d’une publication (journal local,
flyer,brochure du festival, reproduction totale ou partielle sur Internet sur le site…) ,il ne serait pas
versé de droits à leurs auteurs. Ceux-ci conservent toute propriété de leur oeuvre et restent libres de
l’utiliser à tout moment comme bon leur semble.
Article 9 :
L’association se réserve le droit d’annuler le concours de nouvelles à tout moment et sans donner
d’explication, comme de ne pas décerner de prix si la participation était de qualité insuffisante. Les
chèques d’inscription seraient alors renvoyés aux participants. Les textes ne seront renvoyés en
aucun cas, mais détruits à la fin du concours.
***************
Modalités de participation pour le concours de nouvelles :
1 – Les nouvelles proposées devront appartenir au genre du « polar » ou de la nouvelle « noire »
correspondant au thème choisi : L’homme qui venait du froid:
2 – Les textes devront être écrits en français, dactylographiés en noir:
feuillets A4 (21 x 29,7cm),
recto seulement,
interligne 1½,
police de caractère Times New Roman, corps 12, marges de 3,5.
Le texte sera compris entre 10 000 et 12 000 caractères (espaces et signes compris).
Il sera envoyé par voie postale en version papier et par Internet en fichier attaché.
3 – Afin de respecter l’anonymat, aucune marque distinctive ne figurera sur le texte de la nouvelle.
Celle-ci devra comporter un titre (différent de l’énoncé du thème).
Ce titre et un codage effectué par le secrétariat du concours à réception des candidatures garantiront
leur anonymat.
4 – Les nouvelles ne respectant pas les clauses du règlement seront éliminées d’emblée. Les frais
de participation ne seront pas remboursés.
Le candidat enverra avant le 1 juin 2011 à minuit, cachet de poste faisant foi.
A) par voie postale, à l’adresse :
Concours de nouvelles Prix Thierry Jonquet Toulouse polars du sud , 9 chemin des Sports, 31450
Belberaud
1) 6 exemplaires de sa nouvelle, dotée d’un titre, et anonyme
2) un chèque de participation aux frais de 3,50 euros à l’ordre de l’Association Toulouse polar du
sud Les participants ayant entre 17 et 18 ans et les participants même majeurs ne résidant pas
en France seront exemptés : ils joindront alors une attestation sur l’honneur (cf ci-dessous).
3) Une enveloppe timbrée (20 g) adressée à son propre nom (les participants vivant à l’étranger
seront exemptés de la timbrer)
4) La fiche de participation dont le modèle est ci-dessous, dûment remplie et signée et sur laquelle
il aura indiqué ses coordonnées, dont un numéro de téléphone fixe obligatoire, et le titre de sa
nouvelle.
B) En plus de son envoi postal, le candidat enverra un courriel à l’adresse :
concours.toulouse.polars.du.sud@gmail.com
En objet il indiquera le titre de sa nouvelle et ses nom et prénom (l’anonymat est garanti par la stricte
séparation entre le secrétariat gérant cette messagerie et le jury)
Dans le corps du mail, il indiquera :
- résidant en ou hors de France
- majeur ou entre 17 et 18 ans
- nom, prénom
- adresse postale
- numéro de téléphone fixe (obligatoire) et éventuellement de portable
- adresse e-mail
En fichier il joindra le texte de sa nouvelle qui comportera un titre (différent du thème) mais aucun,
nom, signature ou signe distinctif. Le nom du fichier comprendra le titre de la nouvelle.
La même adresse Internet concours.toulouse.polars.du.sud@gmail.com pourra être utilisée pour
communiquer avec les organisateurs du concours le cas échéant.
Bon de participation à copier ou à imprimer :
TITRE : ………………………………………………………………..
NOM …………………………………………………………………
PRENOM :…………………………………………………………………………………
ADRESSE :………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………..
Code Postal……………………………Ville :
Téléphone fixe (obligatoire) :………………………………Téléphone portable :
E.mail : ……………………………………………………………………………………………..
Je soussigné………………………………………… déclare participer au concours de nouvelles Prix
Thierry Jonquet 2011 organisé par l’association « Toulouse polars du Sud  » et accepter tous les
termes du règlement de ce concours. Je certifie que les renseignements fournis sont exacts.
Fait à … le… Signature :
Autorisation parentale pour les mineurs entre 17 et 18 ans:
J’autorise mon fils/ma fille …………………………………….Né(e) le ……………………..,à participer
au concours de nouvelles organisé par l’association Toulouse Polars du Sud et je déclare accepter
tous les termes du règlement de ce concours. Je certifie que les renseignements fournis sont exacts.
Fait à,……………………………… Le…………………Signature du parent :
Attestation sur l’honneur des participants étrangers :
Je soussigné, ….’………………………atteste sur l’honneur ne pas posséder de chéquier de banque
français et ne pouvoir envoyer par ce moyen ma participation aux frais du concours de nouvelles
organisé par l’association Toulouse polars du sud.
Fait à,……………………………… Le………………………………… Signature :

MARCUS MALTE A TOULOUSE

Publié dans Archives en vrac Jeudi 6 janvier 2011

TOULOUSE POLARS DU SUD
vous invite à rencontrer
MARCUS MALTE
à l’occasion de la sortie de son dernier roman
Les Harmoniques
nouvelle déclinaison du roman noir qui mêle la love story sensorielle, l’enquête et les coulisses de la politique. Le jazz y est très présent avec des personnages en rapport avec cette musique. Marcus Malte n’a pas oublié qu’avant d’écrire, il fut pianiste de jazz.

 

MERCREDI 12 JANVIER DE 18h30 À 20h
AU FORUM DE LA LIBRAIRIE DE LA RENAISSANCE
La discussion sera animée par Jean-Marc Laherrère et Claude Mesplède

Marcus Malte, en quelques années, est devenu l’un des auteurs les plus novateurs du roman noir français. On lui doit, en particulier, « Intérieur nord », « Toute la nuit devant nous », « La part des chiens », tous ces titres parus chez Zulma. Et « Carnage constellation » chez Folio Policier. Son précédent ouvrage, « Garden of Love », paru en 2007 chez Zulma, a obtenu 14 prix littéraires dont le Grand Prix des lectrices de Elle et le prix Paul Féval de la Société des Gens de Lettres (SDGL). Marcus Malte est aussi un très brillant auteur pour la jeunesse. Il a remporté également plusieurs prix dans ce domaine dont le prix du salon de Montigny-les-Cormeilles pour « Il va venir » édité chez Syros (2005). Livre après livre, Marcus Malte a bâti une œuvre singulière qui le classe parmi le carré d’as des meilleurs stylistes français du roman noir.

SOMBRE CHRONIQUE ! (Texte paru dans la revue OPTIONS d’octobre 2010)

Publié dans Archives en vrac Samedi 30 octobre 2010

En passe d’attaquer joyeusement la rédaction de cette chronique, je me faisais un plaisir de la remettre à l’heure prévue à mon rédac’chef. Le téléphone a sonné,
porteur d’une mauvaise nouvelle. Une amie emportée quelques heures plus tôt par un cancer. Patatras ! Peine intense, émotion et l’article est abandonné.

La conférencière

Michèle Witta

Il n’est guère orthodoxe dans une chronique littéraire d’évoquer un deuil. Mais je fonctionne au sentiment, à l’instinct et toutes ces disparitions chez les polardeux deviennent lourdes à porter. Plus de quatre-vingt auteurs britanniques et étasuniens nous ont quittés depuis le mois de janvier. Parmi eux, quelques pointures comme Dick Francis, Barry Hannah, Robert B. Parker, Ralph McInerny, Allan Sillitoe, Samuel Krasney, Robert Weverka ou Paul Jeffers. En France, les morts sont moins nombreux mais ils laissent un grand vide car chez nous les jalousies sont rares et la plupart des romanciers s’apprécient. Ils ont l’habitude de se croiser dans les salons où ils se trouvent invités plusieurs fois par an. Début 2010, ce fut Pascal Garnier. Encore trop méconnu du grand public, cet écrivain talentueux adorait décrire ces  » croche-pieds de la vie qui font basculer un destin  » et dans chacun de ses romans, il s’ingéniait à saisir l’instant où tout chavire. Quelques mois plus tard, le Marseillais Claude Klotz, alias Patrick Cauvain, tirait à son tour sa révérence, laissant orphelin ce diable de Raner, héros décalé de treize aventures. Mi-septembre, l’Avignonnais Jacky Monteillard décédait brusquement dans la force de l’âge. Édités à l’origine dans la collection de l’Écailler du sud, deux de ses romans figurent chez Gallimard, dans la collection  » folio « . Ils mettent en scène vers 1450, un certain Tupac Hualpa, enquêteur en pays inca dont on découvre la culture et la façon de vivre au cœur de deux romans historiques : Celui qui sait lire le sang et Puma qui sommeille. Une totale réussite au niveau de la reconstitution. Mais attention, Jacky usait d’un pseudonyme et ses livres sont signés Joachim Sebastiano Valdez. Pour clore cette longue série de romanciers disparus, je vais en citer encore deux, décédés cet été. Le premier, le Gabonais Baenga Bolya, venait du Zaïre. A Paris, il avait fait sciences-po avec quelques personnalités politiques bien en vue, mais son souci restait la défense des états africains au sujet desquels il avait publié plusieurs essais d’économie. Ses romans, La Polyandre et Les Cocus posthumes sont des polars ethnologiques basés sur les traditions africaines. Le second est le mexicain Juan Hernandez Luna, fils spirituel de Paco Ignacio Taibo II apprécié pour la fantaisie qui domine ses écrits. Du tabac pour le puma et Le Corbeau la blonde et les méchants en attestent. Personnages et situations décrits sont très souvent d’une loufoquerie qui s’avère efficace pour exprimer la folie de nos sociétés. On pense immédiatement à la phrase de Taibo :  » lorsque le lecteur va s’ennuyer, je fais surgir d’un coffre un nain qui joue des maracas et je dois justifier sa présence « . Michèle Witta, qui vient de mourir, était bibliothécaire à la BiLiPo, la bibliothèque des littératures policières inaugurée à Paris à la fin des années 80 suite aux demandes argumentées de l’association 813 (1) présidée par le romancier Alain Demouzon, porteur du projet. Outre un travail de documentaliste hors du commun, Michèle animait chaque année plusieurs stages de formation bibliothèque où elle faisait revivre de sa voix calme l’histoire des littératures policières. Cette brillante défenseuse du genre sera difficilement égalée.

(1) Association qui rassemble jusqu’à concurrence de 813 membres, la fine fleur du polar français et international. Les adhérents n’ont pas l’obligation d’être romanciers. L’association 813 fêtera ses trente années d’activité par une soirée festive le 13 novembre, dans le cadre de PARIS NOIR, premier salon du polar, dans le onzième, Maison des Métallos, rue Jean-Pierre Timbaud. Je suis le parrain de cette manifestation littéraire qui se déroulera les 12, 13 et 14 novembre avec plus de cinquante auteurs de polars invités.

L’EXQUISE NOUVELLE ou LE CADAVRE EXQUIS A LA MODE FACEBOOK

Publié dans Archives en vrac Dimanche 29 août 2010

Chacun a sa petite idée sur le réseau Facebook. Chacun en pense ce qu’il lui plait. Moi j’aime et je suis en contact avec de nombreux romanciers français et étrangers, avec des organisateurs de festivals, avec des critiques et avec des monsieur et madame toutlemonde.

Cet été, est née une idée amusante lancée par Maxime Gillio. Si vous ne connaissez pas Max, vous avez tort. C’est un ami charmant, drôle et modeste. Il a déjà publié trois romans aux éditions Polars en nord. Trois récits situés à Dunkerque et ses environs avec un duo de flics attachants Charles Dacié et Stéphane Marquet, originaire de Nice.

Revenons à l’idée originale de Max : proposer l’écriture d’une nouvelle façon cadavre exquis avec des vrais morceaux d’auteurs dedans, le tout sous le label NF « L’Exquise Nouvelle sur Facebook »

Il lance son idée, alerte ses amis. L’un d’eux, David Boidin crée le site. Désormais, il abritera tous ceux qui soutiennent l’élaboration de ce roman collectif et deviendra un espace de lecture pour les autres. Un autre ami de Maxime, Benjamin Berdeaux, saisit ses crayons et ses pinceaux pour faire naître des illustrations. Et des dizaines d’autres, amusés, que dis-je, amusés, plutôt emballés par le projet, s’inscrivent avec enthousiasme. On a largement atteint la centaine et parmi ces joyeux drilles dont je suis, quelques pointures comme Franck Thilliez, Ayerdahl, Sylvie Rouch, Gilles Mangard, Elisa Vix, Eric Yung, Elena Piacentini, Max Obione, Jeanne Desaubry etc. etc.
Suivez en direct les évolutions de la nouvelle et laissez vos commentaires sur le groupe Facebook

http://www.impossible-dictionnaire.com/FB/EN_Compil.php

Et découvrez le premier texte (je précise que chaque contribution ne doit pas excéder 420 signes, mais vous inquiétez pas car on repassera plusieurs fois.

Luc ouvrit la porte et entra.

C’était une véritable boucherie.

Le vieux billot en bois, les couteaux alignés au mur, la porte de la chambre…froide, les étals remplis de viandes bien rouges, le hachoir en inox…

Et la patronne, une opulente peroxydée accrochée à une esse, les yeux vitreux, des mouches bourdonnant dans la plaie béante qui lui déchirait le ventre.

Le tueur à l’andouillette avait encore frappé.

Vous pourrez lire la suite sur le site Exquise nouvelle

RACONTONS ENCORE LA SEMANA POUR CEUX QUI SAVENT PAS

Publié dans Archives en vrac, Salons du polar Mercredi 25 août 2010

Je l’ai déjà expliqué à diverses reprises mais répétons nous au cas où quelques lecteurs n’auraient pas lu l’information. Chaque année, aux environs de la mi-juillet, un gigantesque salon littéraire se déroule dans la ville portuaire de Gijón, province des Asturies en Espagne. Et l’endroit ressemble bougrement à la belle Bretagne : on y boit du cidre, joue du biniou (à tout le moins un instrument analogue), on y croise des gens accueillants comme savent l’être les Bretons, enfin on peut y voir des dolmens et parfois s’y mouiller sous des averses surprises. Alors, vous pouvez déjà imaginer ce salon. Il rassemble durant une semaine (de dix jours) environ 150 auteurs invités. Des auteurs qui écrivent du polar, de la science-fiction, du roman historique, des essais sur le genre que nous aimons.

Mais cette foule d’auteurs n’est pas isolée de ses lecteurs, bien au contraire. C’est une véritable fête consacrée à la lecture car plus d’une vingtaine de stands de libraires forment un sacré bataillon culturel au sein d’une fête foraine où le Grand huit voisine avec un vendeur de DVD d’occasion et tel autre manège tient compagnie au stand d’une librairie de bandes dessinées. On chante, on trinque mais on débat également durant des tables rondes et les présentations de chacune des nouveautés parues dans l’année et qui ont présidé à l’invitation de tous ces joyeux compagnons. D’autant plus joyeux qu’ils participeront sans chichi à une soirée karaoké, puis le lendemain, costumés et habilement maquillés, joueront une pièce écrite par l’un d’entre eux (Mateo-Sagasta si j’ai bien suivi). Vous comprendrez qu’on se poile à la Semana Negra comme nulle part ailleurs.
Sauf le vendredi matin où brusquement l’ambiance devient tendue.

A onze heures, Paco Ignacio Taibo II, le créateur et animateur perpétuel de la Semana [celle-ci fête en 2010 ses 23 années d'existence] va annoncer au public et à la presse les noms des cinq gagnants des divers prix en compétition où pour chaque rubrique, cinq ou six ouvrages se trouvaient sélectionnés. Et le secret avait été bien gardé par les cinq jurys respectifs, tous composés par un trio de romanciers et romancières. Et pas de magouille, ni de coups bas. Il n’est qu’à lire les livres gagnants pour s’en convaincre ; Il n’est qu’à assister à la présentation d’un auteur par un de ses confrères. Ce dernier est d’un enthousiasme et d’un dynamisme que j’ai rarement rencontré en France. C’est encore un aspect positif de cette semana. Même si les ego de chacun sont présents, ce qui me semble naturel, ils n’accaparent pas plus qu’il ne le faut, le devant de la scène. Bon alors qu’à présent, les retardataires, les « qui savaient pas » ont appris ce qu’était la semana negra, je vais vous parler d’un monsieur fantastique que j’y ai rencontré. J’ai même diné en tête à tête avec lui et appris des tas de choses sur la vie politique argentine.

Avant de vous parler de lui, une seconde de patience pour vous signaler une autre rencontre étonnante. Il y a quatre ans de cela, Miguel Rios, un des chanteurs de rock les plus fameux d’Espagne, était invité à la semana. Comme j’ai toujours de la chance, Miguel Rios m’a convié à partager sa table vers une heure du matin et nous avons devisé et chanté jusqu’à sept heures du matin. Cette année, autre rencontre incroyable. Après le repas du soir, je me suis trouvé en face de Curro Savoy, King of the Whistlers, Rey del silbido ou si vous n’avez pas encore tilté, j’étais en présence du roi des siffleurs. C’est quoi un roi des siffleurs ? C’est la personne qui a enregistré la partie sifflée de la bande originale du film Le bon la brute et le truand, entre autres car il a sifflé dans tous les films de Sergio Leone. Au total, Curro Savoy a sifflé pour la bande musicale d’une centaine de films. Bien sûr, il ne fait pas que cela. Il joue aussi de la guitare et chante le blues, ce que nous avons fait ensemble durant quelques heures. Au moment de son départ, il m’a offert un de ses disques.

TOULOUSE POLARS DU SUD 2e EDITION

Publié dans Archives en vrac Jeudi 22 avril 2010

La seconde édition de Toulouse Polars du sud se tiendra du 7 au 10 octobre 2010. Le conseil d’administration de notre association a décidé d’élargir  la plage de cette manifestation et de débuter le jeudi afin de permettre aux bibliothécaires de la région Midi Pyrénées de participer ce jeudi 7 à une matinée professionnelle consacrée à la bande dessinée policière. Pour présenter un tel sujet, nous avons fait appel au grand spécialiste national  Frédéric Prilleux qui dirige la médiathèque de Pordic, dans les Côtes d’Armor. Une médiathèque appelée la Noiraude dont la spécificité consiste à   indexer  et assurer la conservation de toutes les nouvelles policières écrites par des auteurs français.  Si vous cherchez  la bibliographie d’un auteur, vous pouvez noter le tuyau et écrire à l’équipe de la Noiraude,  Médiathèque municipale 22590 Pordic. A noter que la matinée du vendredi 8 octobre, Frédéric Prilleux interviendra de nouveau sur la BD policière avec un second sujet toujours dans le cadre de la formation. Destinées à tous les professionnels des métiers du livre, ces demi-journées sont également  ouvertes à tous les adhérents de Toulouse Polars du sud et de l’association 813.

Débuter ce salon dès le jeudi 7  octobre offre aussi la possibilité de proposer aux responsables des  bibliothèques et médiathèques de Midi Pyrénées d’inviter différents auteurs français ou étrangers et d’organiser avec leur concours des animations le jeudi et le vendredi, le salon toulousain débutant samedi en matinée pour s’achever  dimanche en fin d’après-midi. A ce jour, la programmation est quasi-achevée avec 72 invités dont une douzaine de dessinateurs. Conformément à notre spécificité, nous avons conviés des romanciers espagnols, italiens ainsi   qu’une romancière iranienne et une autre   turque.

En attendant de vous dresser la liste complète, voici l’affiche  de cette seconde édition, affiche due au talentueux Jo Pinelli, professeur à l’académie royale des beaux arts de Liège, ville belge déjà célèbre grâce à Georges Simenon.

CES LIVRES DONT PARLENT LES CRITIQUES

Publié dans Archives en vrac Samedi 9 janvier 2010

SALON DU LIVRE CHEZ LES CH’TIS, A TEMPLEMARS

Publié dans Archives en vrac Dimanche 30 août 2009

salon chtiLa ville de Templemars organise un Salon du Polar le samedi 26 septembre 2009 dans la continuité de ce qui a fait la réussite du premier salon en 2008.

- le Polar :
La rencontre d’une vraie littérature portée par le dynamisme des ch’tis dans une région où les lecteurs sont friands des romans noirs et les auteurs prolifiques.

- les rencontres et dédicaces :
Franck Thilliez présentera « l’anneau de Moebius ».
Une quarantaine d’auteurs seront présents : Anne Clerson, Bruno Descamps, Christophe Debien, Dirk Degraeve, Eléna Piacentini, Emmanuel Sys, Eric Lefebvre, Franck Thilliez, Gilles Warembourg, J. Wouters, Jean-Marc Demetz, Jean-Paul Fosset, Jean-Christophe Gérard, Jean-Christophe Macquet, Johann Moulin, Laurence De Greef, Laurence Fontaine, Léo Lapointe, Lucienne Cluytens, Michel Vigneron, Noel Simsolo, Pascal Jahouel, Paul Colize, Philippe Declerck, Philippe Masselot, Philippe Montaigne, Philippe Sturbelle, Roger Facon, Sandrine Rousseau, Sylvain Jazdzewski, Valéry Coquant, Viviane d’Helfaut, Yves Baudrin, Zacharie Depreytis…

- la convivialité :
Après un jazz band en 2008, cette année c’est une troupe de théâtre qui animera un Cluédo permanent dans lequel le visiteur devra découvrir le meurtrier d’un crime au sein du salon… Suspens garanti…
Toute la journée, des lectures interactives d’histoires policières seront proposées aux petits et aux grands.


Je ne figure pas sur la liste des auteurs invités,

mais je serai présent pour une conférence sur

l’histoire du roman noir américain