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Actualités
PERSONNE N’AIME LES FLICS de GUILLERMO ORSI
Chaque fois que j’ai participé à la fameuse Semana Negra de Gijón en Espagne, j’ai lié connaissance avec des auteurs fascinants. Ma huitième participation n’a pas déparé les précédentes et la moisson 2010 m’a permis de rencontrer durant le mois de juillet plusieurs romanciers talentueux mais pour la plupart encore inédits en France. Par bonheur, l’un d’entre eux avait publié chez Denoël, il y a quelques mois un roman de 456 pages intitulé Personne n’aime les flics (Nadie amo a un policia, 2007, éditions Almazara), traduit en français par l’excellente Isabelle Gugnon.
© C.Mesplède
Immédiatement, dès la lecture des premiers chapitres de Personne n’aime les flics, la voix de Guillermo Orsi vous empoigne. D’une phrase, il résume l’ambiance en Argentine durant l’année 2001.
« les informations parlaient de l’hystérie de la population, dont on avait limité les retraits d’argent liquide. Une fois de plus, le pays s’apprêtait à faire une chute vertigineuse en conseillant aux imbéciles de mettre leurs ceintures sans broncher.» (p. 173) ou encore « Maintenant la fête touchait à sa fin. Comme tant d’autres fois, les batteries étaient à plat, la corde de l’endettement aveugle fléchissait, l’heure de payer et de faire la plonge pendant des années avait sonné. On entrevoyait déjà la solution qu’on allait probablement adopter et on savait qui retrousserait ses manches.» p. 237).
On est sensible à ce ton, tout empreint d’ironie et de cette autodérision dont on connaît l’importance dans le roman noir argentin depuis le célèbre Je ne vous dis pas adieu (1973) d’Osvaldo Soriano, considéré comme l’ouvrage fondateur du genre dans ce pays. Tout comme ses collègues Juan Sasturain, Raul Argemi ou Rolo Diez, déjà traduits en France depuis quelques années, la voix d’Orsi vous séduit sur le champ et vous entraîne sans détour à la suite de Pablo Martelli, le protagoniste de Personne n’aime les flics. Il s’agit d’un antihéros au demeurant sympathique, parfois à la limite du pitoyable, mais qui, dans le round ultime, va émerger de son apparente léthargie et renouer avec son passé et sa véritable nature. Cet individu, surnommé Gotán (verlan de tango), fut, vingt ans plus tôt, sous la dictature des colonels, membre de la police fédérale. Une institution rebaptisée « Honte nationale » dont il a été renvoyé sans indemnité, ni pension de retraite. Depuis, il occupe l’inoffensif emploi de représentant en matériaux sanitaires. Une nuit, la sonnerie du téléphone déchire le silence dans son appartement de Buenos Aires : un vieil ami, Edmundo Cárcano, appelle au secours, réclame son aide et le supplie de le rejoindre dans sa retraite dorée. A Mediomundo, un endroit perdu à 600 kilomètres au sud, où Edmundo, qui a abandonné sa famille, s’est retiré avec une très jeune maîtresse. Malheureusement, Gotán arrive trop tard. Son ami a été assassiné et sa compagne a disparu. De son séjour dans la police, Gotán a conservé sa carte officielle. Elle lui rendra bien des services. Son esprit fouineur fera le reste, même s’il pense qu’il « est des décisions qu’on prend en cinq minutes, mais qu’une vie ne suffit pas à regretter.»
D’abord tabassé par l’inspecteur Ayala et le lieutenant Rodrìguez, deux flics qui opèrent sur le secteur où s’est déroulé le meurtre de son ami, Gotán devient par la suite leur allié, grâce au médecin légiste Burgos, un petit chauve rondouillard qui l’a pris en sympathie. L’assassinat de Cárcano marque, en effet, le début d’une odyssée au cours de laquelle le quatuor croisera un tueur de jeunes femmes blondes, un journaliste libre et indépendant, des octogénaires friands de jeunes beautés, un juge relativement honnête, quelques révolutionnaires de broussaille, des trafiquants d’armes, une multinationale pétrolière magouilleuse et plusieurs personnages avides de s’emparer du pouvoir selon la formule bien connue sous tous les cieux, en faisant don de leur personne pour servir la patrie reconnaissante. Qu’ils soient ou non clairement identifiés ou simplement esquissés, ces multiples personnages composent une fresque imagée de la société argentine contemporaine. Tableau d’un pays, miné par la corruption, qui a perdu ses valeurs et se désagrège. Car c’est bien de l’état de la société de son pays en 2001 dont nous entretient Guillermo Orsi. Sans grandes tirades ni démonstrations didactiques mais avec des mots simples et des personnages hauts en couleur, le romancier résume la situation : «Entre-temps, le monde opulent applaudissait les miracles économiques et politiques du gouvernement le plus corrompu de la planète, qui était arrivé au pouvoir en promettant exactement le contraire de ce qu’il avait fait, soutenu financièrement par le trafic de drogue, sans que les gendarmes du Nord lèvent le petit doigt. En moins de dix ans, ce gouvernement exemplaire avait transformé l’Argentine en gigantesque magasin d’objets et d’humains en solde.»
Des romans aussi captivants, on en redemande !
Chacun a sa petite idée sur le réseau Facebook. Chacun en pense ce qu’il lui plait. Moi j’aime et je suis en contact avec de nombreux romanciers français et étrangers, avec des organisateurs de festivals, avec des critiques et avec des monsieur et madame toutlemonde.
Cet été, est née une idée amusante lancée par Maxime Gillio. Si vous ne connaissez pas Max, vous avez tort. C’est un ami charmant, drôle et modeste. Il a déjà publié trois romans aux éditions Polars en nord. Trois récits situés à Dunkerque et ses environs avec un duo de flics attachants Charles Dacié et Stéphane Marquet, originaire de Nice.
Revenons à l’idée originale de Max : proposer l’écriture d’une nouvelle façon cadavre exquis avec des vrais morceaux d’auteurs dedans, le tout sous le label NF « L’Exquise Nouvelle sur Facebook »
Il lance son idée, alerte ses amis. L’un d’eux, David Boidin crée le site. Désormais, il abritera tous ceux qui soutiennent l’élaboration de ce roman collectif et deviendra un espace de lecture pour les autres. Un autre ami de Maxime, Benjamin Berdeaux, saisit ses crayons et ses pinceaux pour faire naître des illustrations. Et des dizaines d’autres, amusés, que dis-je, amusés, plutôt emballés par le projet, s’inscrivent avec enthousiasme. On a largement atteint la centaine et parmi ces joyeux drilles dont je suis, quelques pointures comme Franck Thilliez, Ayerdahl, Sylvie Rouch, Gilles Mangard, Elisa Vix, Eric Yung, Elena Piacentini, Max Obione, Jeanne Desaubry etc. etc.
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http://www.impossible-dictionnaire.com/FB/EN_Compil.php
Et découvrez le premier texte (je précise que chaque contribution ne doit pas excéder 420 signes, mais vous inquiétez pas car on repassera plusieurs fois.
Luc ouvrit la porte et entra.
C’était une véritable boucherie.
Le vieux billot en bois, les couteaux alignés au mur, la porte de la chambre…froide, les étals remplis de viandes bien rouges, le hachoir en inox…
Et la patronne, une opulente peroxydée accrochée à une esse, les yeux vitreux, des mouches bourdonnant dans la plaie béante qui lui déchirait le ventre.
Le tueur à l’andouillette avait encore frappé.
Vous pourrez lire la suite sur le site Exquise nouvelle
Je l’ai déjà expliqué à diverses reprises mais répétons nous au cas où quelques lecteurs n’auraient pas lu l’information. Chaque année, aux environs de la mi-juillet, un gigantesque salon littéraire se déroule dans la ville portuaire de Gijón, province des Asturies en Espagne. Et l’endroit ressemble bougrement à la belle Bretagne : on y boit du cidre, joue du biniou (à tout le moins un instrument analogue), on y croise des gens accueillants comme savent l’être les Bretons, enfin on peut y voir des dolmens et parfois s’y mouiller sous des averses surprises. Alors, vous pouvez déjà imaginer ce salon. Il rassemble durant une semaine (de dix jours) environ 150 auteurs invités. Des auteurs qui écrivent du polar, de la science-fiction, du roman historique, des essais sur le genre que nous aimons.
Mais cette foule d’auteurs n’est pas isolée de ses lecteurs, bien au contraire. C’est une véritable fête consacrée à la lecture car plus d’une vingtaine de stands de libraires forment un sacré bataillon culturel au sein d’une fête foraine où le Grand huit voisine avec un vendeur de DVD d’occasion et tel autre manège tient compagnie au stand d’une librairie de bandes dessinées. On chante, on trinque mais on débat également durant des tables rondes et les présentations de chacune des nouveautés parues dans l’année et qui ont présidé à l’invitation de tous ces joyeux compagnons. D’autant plus joyeux qu’ils participeront sans chichi à une soirée karaoké, puis le lendemain, costumés et habilement maquillés, joueront une pièce écrite par l’un d’entre eux (Mateo-Sagasta si j’ai bien suivi). Vous comprendrez qu’on se poile à la Semana Negra comme nulle part ailleurs.
Sauf le vendredi matin où brusquement l’ambiance devient tendue.
A onze heures, Paco Ignacio Taibo II, le créateur et animateur perpétuel de la Semana [celle-ci fête en 2010 ses 23 années d'existence] va annoncer au public et à la presse les noms des cinq gagnants des divers prix en compétition où pour chaque rubrique, cinq ou six ouvrages se trouvaient sélectionnés. Et le secret avait été bien gardé par les cinq jurys respectifs, tous composés par un trio de romanciers et romancières. Et pas de magouille, ni de coups bas. Il n’est qu’à lire les livres gagnants pour s’en convaincre ; Il n’est qu’à assister à la présentation d’un auteur par un de ses confrères. Ce dernier est d’un enthousiasme et d’un dynamisme que j’ai rarement rencontré en France. C’est encore un aspect positif de cette semana. Même si les ego de chacun sont présents, ce qui me semble naturel, ils n’accaparent pas plus qu’il ne le faut, le devant de la scène. Bon alors qu’à présent, les retardataires, les « qui savaient pas » ce qu’était la semana negra, je vais vous parler d’un monsieur fantastique que j’y ai rencontré. J’ai même diné en tête à tête avec lui et appris des tas de choses sur la vie politique argentine.
Avant de vous parler de lui, une seconde de patience pour vous signaler une autre rencontre étonnante. Il y a quatre ans de cela, Miguel Rios, un des chanteurs de rock les plus fameux d’Espagne, était invité à la semana. Comme j’ai toujours de la chance, Miguel Rios m’a convié à partager sa table vers une heure du matin et nous avons devisé et chanté jusqu’à sept heures du matin. Cette année, autre rencontre incroyable. Après le repas du soir, je me suis trouvé en face de Curro Savoy, King of the Whistlers, Rey del silbido ou si vous n’avez pas encore tilté, j’étais en présence du roi des siffleurs. C’est quoi un roi des siffleurs ? C’est la personne qui a enregistré la partie sifflée de la bande originale du film Le bon la brute et le truand, entre autres car il a sifflé sans tous les films de Sergio Leone. Au total, Curro Savoy a sifflé pour la bande musicale d’une centaine de films. Bien sûr, il ne fait pas que cela. Il joue aussi de la guitare et chante le blues, ce que nous avons fait ensemble durant quelques heures. Au moment de son départ, il m’a offert un de ses disques.
SUBJECTIVITÉ
Depuis la naissance du roman policier, la place des femmes a été scandaleusement occultée. C’est d’ailleurs le sujet d’une de mes conférences – les femmes ont été des pionnières dans divers genres : chez les Britanniques par exemple, Mary Elizabeth Braddon, avec au moins 80 romans, intervient à la même époque que l’inventeur du suspens, Wilkie Collins. La baronne Orczy crée le premier détective en chambre. Aux Etats-Unis, Ann S. Stephens signe le récit du premier Dime Novel en 1860 (The Indian Wife and the Hunter. Ce n’est pas un récit polar car le premier date de 1872 dans ce type de bouquin mais quand même). Anna Katherine Green signe le premier polar américain en 1878 (Le crime de la cinquième avenue. Disponible au Masque), invente le narrateur du héros (sorte de Watson avant l’heure) et se permet plus d’un siècle avant que cela ne devienne la mode de mettre en scène un couple mixte d’enquêteurs. Mary Roberts Rinehart abandonne en 1907 sa blouse d’infirmière pour créer le suspense psychologique avec L’escalier en spirale. Ce type de récit dans lequel une jeune femme est prise dans une sorte de toile d’araignée, est aussi surnommé « l’école du si j’avais su » car c’est une phrase que répétait l’héroïne au début du genre. Toutes les générations de romancières américaines se sont distinguées dans ce domaine de Mildred Davis (La chambre du haut, 1948) à Mary Higgins Clark (La nuit du renard, 1978). On trouve aussi la jeune Frances Noyes Hart qui signe en 1928 le premier roman judiciaire (Le procès Bellamy). Si vous avez la curiosité de feuilleter de vieilles séries noires, parfois vous constaterez que le prénom du traducteur n’est pas mentionné. Seule figure la première lettre de ce mystérieux prénom. Soyez sûr qu’il s’agit d’une femme. Bien qu’elles fussent bien moins nombreuses que les hommes traducteurs, il importait de cacher qu’elles avaient traduit plus de la moitié des titres d’une collection plutôt masculine. Cette pratique a dû cesser durant les années 70/80.
Malheureusement, ce travail féminin d’avant garde n’a pas eu lieu dans le domaine du roman noir et c’est bien compréhensible. La description d’une société violente, d’un monde viril avec des affrontements sauvages, ne pouvait guère durant les années 20 être l’apanage d’une romancière. De nos jours, une femme peut se mettre à la tâche pour décrire ou exorciser cette violence. Ses lecteurs ne sont pas choqués. Mais lorsque je lis dans un article que Mary Higgins Clark, pour en citer une, écrit du noir, je dis non.
Non Mary Higgins Clark n’écrit pas du roman noir, pas davantage Ruth Rendell sauf si on utilise le mot « noir » pour qualifier l’atmosphère glauque du livre ce qui conduit la personne ayant porté ce jugement, d’ajouter « noir de chez noir » ou « noir très noir ». Le roman noir est bien autre chose et il revêt une dimension très différente de l’expression « noir de chez noir ». A contrario du roman christien où Poirot démasque le coupable qui doit payer sa dette à la société (moralité: lecteurs dormez tranquilles, la police veille), dans le roman noir, il arrive souvent que le coupable, quoique démasqué, ne puisse pourtant pas être puni. Il peut rester en liberté pour diverses raisons, la plus simple étant la position hiérarchique qu’il occupe. Le pouvoir reste toujours présent dans ce genre-là. Mais encore! Le roman noir dès sa naissance a pour protagoniste un détective privé dur à cuire (hard-boiled) et non pas un policier.
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ENTHOUSIASME
C’est compréhensible car au début des années 20, le flic, dans la réalité, était corrompu. Arrosé de pots de vin pour fermer les yeux sur le trafic d’alcool, le policier ne pouvait en aucun cas incarner un crédible défenseur de la loi aux yeux du citoyen lecteur. Quant au détective privé, cynique et revenu de tout, mais prêt à faire le coup de poing pour que surgisse la vérité, il peut être appréhendé comme une sorte de fantasme de l’Américain moyen surgi à l’issue de la défaite de la contestation collective. Le prolétariat a échoué dans son combat émancipateur. Malgré des luttes sociales inouïes car émaillées de meurtres, d’assassinats et d’affrontements tragiques dont l’histoire des états-unis regorge à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.
Ce personnage de détective privé semble symboliser l’empêcheur de tourner en rond, l’allié de tous les perdants qui avaient cru au rêve américain avant de se rendre compte que cette illusion ne les concernait pas. Désabusé, portant sur la société américaine un regard critique et sévère, ce privé reste l’archétype du roman noir car les romanciers de cette époque (1922 le début) ont voulu témoigner sur leur façon de voir le monde en empruntant comme matériau de base le mystère. En effet, une intrigue policière est toujours lue avec plaisir car les humains que nous sommes, sont curieux. Nous cherchons la vérité. Mais pour nous faire accéder à la solution, le romancier va emprunter des routes porteuses de réalités que nous ignorions. Et nous allons nous mettre à douter de beaucoup de choses comme par exemple de la justice et de son application à géométrie variable. Nous allons nous interroger sur la gestion du pays, sur les cadeaux fiscaux, enfin sur tout ce monde dans lequel nous existons.
Dans le même temps, si le contenu du récit change, le contenant, c’est à dire la forme, l’écriture, elle aussi évolue et s’appuie sur la théorie du béhaviorisme; le romancier raconte son récit comme s’il le commentait derrière l’œilleton d’une caméra. Les personnages sont décrits en rapportant seulement leurs gestes et leurs propos: par exemple, l’auteur ne dira jamais que son personnage est un paresseux, mais il le montrera dans une situation permettant au lecteur de comprendre que l’homme est paresseux.Ce monde de violence né dans les années 20 et qui s’est développé durant la dépression des années 30, n’avait aucunement conscience d’exister sous la forme d’un genre autonome et fédérateur. C’est lorsque Marcel Duhamel, fondateur de la série noire, rassembla sous une couverture noire bordée de blanc (le négatif d’un faire part mortuaire) tous ces auteurs inconnus en France pour la plupart et ayant écrit sur une période de 40 ans qu’on baptisa roman noir ce type de romans violents, réalistes et ayant un point de vue critique sur la société. Tout comme Nino Franck créa en 1945/46 l’appellation « film noir » en voyant à la suite 5 ou 6 films policiers américains réalisés à quelques années d’intervalle mais l’occupation nazie ayant privé la France de films US durant plusieurs années, le fait de les voir d’un coup, permit d’en dégager une atmosphère commune et un aspect similaire au roman noir. je n’en rajoute pas davantage car j’ai le projet de développer ce sujet dans un petit livre intitulé « promenade subjective et enthousiaste au coeur du roman noir américain »
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TOULOUSE POLARS DU SUD
7 – 10 OCTOBRE 2010
Deuxième salon international
des littératures noires et policières
INVITÉS D’HONNEUR
Jean Vautrin & Jacques Tardi
Loriano Macchiavelli
La Série Noire
Hommage à Thierry Jonquet
Histoire et actualité du roman policier italien
Fiction policière et réalités sociales
DÉDICACES, DEBATS, LECTURES ET SOIXANTE-DIX INVITÉS
Ecosse : Peter May. Espagne : José Manuel Fajardo, Carlos Salem, Jeronimo Tristante, José Carlos Somoza. Iran : Nairi Nahepetian. Italie : Piergiorgio Di Cara, Massimo Carlotto, Gianrico Carofiglio, Diana Lama, Loriano Macchiavelli, Alessandro Perissinotto, Gilda Piersanti, Giampaolo Simi. Turquie : Mine G. Kirikkanat. France : Christine Adamo, Mouloud Akkouche, Ingrid Astier, Michel Baglin, Jérôme Camut & Nathalie Hug, Jules Celma, Thierry Colombié, Dominique Delpiroux, Pascal Dessaint, DOA, Hélène Duffau, Fabienne Ferrère, André Fortin, Christophe Guillaumot, Marin Ledun, Hervé Le Corre, Dominique Manotti, Claude Mesplède, Aurélien Molas, Viviane Moore, Patrick Mosconi, Jean-Hugues Oppel, Jean-Pierre Orsi, Patricia Parry, Francis Pornon, Christian Roux, Benoît Séverac, Romain Slocombe, Franck Thilliez, Jan Thirion, Tito Topin, Pascal Vatinel, Jean Vautrin, Marc Villard, Alain Wagneur, Lalie Walker, Maurice Zytnicki. Auteurs Jeunesse : Claudine Aubrun, Malika Ferdjoukh, Claire Gratias, Christian Grenier, Marin Ledun, Jean-Hugues Oppel, Christian Roux. Dessinateurs BD : Jean-Christophe Chauzy, Patrick Deubelbeiss, Miles Hyman (Etats-Unis), Hugues Labiano, Marc N’Guessan, Jeanne Puchol, jacques Tardi, Laurence Tramaux.
Jeudi 7 et vendredi 8 octobre
rencontrez nos invités dans les bibliothèques de Midi-Pyrénées
retrouvez-les Librairie de la Renaissance. Métro : Basso cambo
Samedi 9 et dimanche 10 octobre
Formation avec Frédéric Prilleux :
jeudi, 9 à 12 h, BD et polars. Vendredi, 9 à 12h, « Crime comics » anglais et américains. Ouvert aux professionnels et adhérents 813 ou TPS.
Dans ce salon, les photos porteront la marque indélébile de nos amis Xavier Hacquard et Vincent Loison, dits les Pictographes.
Renseignements : toulouse.polars.du.sud.over-blog.com
Samedi 9et dimanche 10 octobre
La seconde édition de Toulouse Polars du sud se tiendra du 7 au 10 octobre 2010. Le conseil d’administration de notre association a décidé d’élargir la plage de cette manifestation et de débuter le jeudi afin de permettre aux bibliothécaires de la région Midi Pyrénées de participer ce jeudi 7 à une matinée professionnelle consacrée à la bande dessinée policière. Pour présenter un tel sujet, nous avons fait appel au grand spécialiste national Frédéric Prilleux qui dirige la médiathèque de Pordic, dans les Côtes d’Armor. Une médiathèque appelée la Noiraude dont la spécificité consiste à indexer et assurer la conservation de toutes les nouvelles policières écrites par des auteurs français. Si vous cherchez la bibliographie d’un auteur, vous pouvez noter le tuyau et écrire à l’équipe de la Noiraude, Médiathèque municipale 22590 Pordic. A noter que la matinée du vendredi 8 octobre, Frédéric Prilleux interviendra de nouveau sur la BD policière avec un second sujet toujours dans le cadre de la formation. Destinées à tous les professionnels des métiers du livre, ces demi-journées sont également ouvertes à tous les adhérents de Toulouse Polars du sud et de l’association 813.
Débuter ce salon dès le jeudi 7 octobre offre aussi la possibilité de proposer aux responsables des bibliothèques et médiathèques de Midi Pyrénées d’inviter différents auteurs français ou étrangers et d’organiser avec leur concours des animations le jeudi et le vendredi, le salon toulousain débutant samedi en matinée pour s’achever dimanche en fin d’après-midi. A ce jour, la programmation est quasi-achevée avec 72 invités dont une douzaine de dessinateurs. Conformément à notre spécificité, nous avons conviés des romanciers espagnols, italiens ainsi qu’une romancière iranienne et une autre turque.
En attendant de vous dresser la liste complète, voici l’affiche de cette seconde édition, affiche due au talentueux Jo Pinelli, professeur à l’académie royale des beaux arts de Liège, ville belge déjà célèbre grâce à Georges Simenon.

27 au 30 AVRIL – UNIVERSITE DE SALAMANCA
» NOUVELLES TENDANCES — NOUVELLES VOIX «
Grands spécialistes du roman noir, Javier Sánchez Zapatero et Álex Martín Escribà écrivent régulièrement sur le site Europolar. Ils ont signé à quatre mains en 2007 une excellente étude, INFORME CONFIDENCIAL, où est passée à la loupe la figure du détective dans le roman noir qui servait de thème au deuxième congrés de Novela y Cine Negro de Salamanca. Outre les articles des deux signataires, on trouve divers textes théoriques suivis de courtes fictions. Parmi les intervenants, plusieurs noms nous sont bien connus : Andreu Martín, Fernando Martínez Laínez, Francisco Gonzalez Ledesma, Paco Camarasa que nous avons reçus à Toulouse il y a peu de temps, Angel de la Calle, fameux dessinateur et organisateur du festival de Gijon et aussi Catherine Berthé Gaffiero, une universitaire de Rennes que j’ai croisé il y a quelques années lorsqu’elle écrivait sa thèse sur le cinéma français et dont je suis toujours content d’avoir des nouvelles. Si ce livre fort passionnant rapporte les propos tenus lors du second congrés, voici à présent tous les éléments pour connaître et éventuellement participer au sixième.
NOUVELLES TENDANCES, NOUVELLES VOIX
1. Mémoire et désenchantement dans le roman criminel
2. Femmes et genre noir
3. Interférences : le roman noir et ses connexions avec d’autres genres
4. Révision des classiques
5. Y a-t-il un cinéma noir au XXIe siècle ?
6. Derniers échantillons d’adaptations cinématographiques
7. Le monde du noir : festivals, éditeurs, prix.
8. Nouvelle voix du roman policier sudaméricain
9. Bandes dessinées et télévision : de nouveaux apports au genre
Voilà donc un ordre du jour copieux qui permet à chaque intervenant de choisir le sujet qui l’intéresse pour une intervention d’une vingtaine de minutes maximum et en espagnol. Modalités d’inscription et de participation stipulées sur le site à l’adresse suivante : http://www.congresonegro.com/
3 au 5 juin UNIVERSITÉ DE TOULOUSE LE MIRAIL
« ENCRES NOIRES, ÉCRANS NOIRS »
Poétique, Politique & Métaphysique entre textes et films noirs
Ce colloque international est organisé par l’équipe LLA (Lettres, Langages et Arts) de l’université Toulouse Le Mirail. Il s’agit de contribuer à une réévaluation du genre noir, en privilégiant l’interaction entre textes et images. Dans l’histoire récente et jusqu’à aujourd’hui quelles sont ses caractéristiques poétiques ?
L’univers noir étant principalement en opposition à ceux de l’énigme et de la détection, il se caractérise par la forte présence d’un monde social marginal, sombre et violent, éventuellement par la repésentation brutale et paroxystique du crime, par l’engagement physique du sujet dans l’action, par la potentielle aliénation psychique de l’enquêteur/policier à une vocation qui peut se corrompre, par le tableau de psychopathologies criminelles/sexuelles. Que peut-on dire du lien d’un tel genre à la « cité » au sens large ? Quelle politique s’en dégage dans la mesure ou il peut, aux yeux de la critique, aussi bien passer pour subversif que conservateur. Enfin, à la faveur de métissages fréquents avec le thriller et la science-fiction , le genre noir transpose parfois sur le plan méthaphysique, le questionnement moral qui le constitue : qu’est-ce qui peut spirituellement cautionner une huanité en proie à la violence? Comment comprendre par delà la pulsion de mort, l’origine du mal.
UNE REINE DU SUSPENSE PSYCHOLOGIQUE
Le suspense a toujours constitué un sous-genre du polar très prisé outre Atlantique ainsi qu’en France où chaque roman de Mary Higgins Clark est diffusé à des centaines de milliers d’exemplaires. Voici Expiation premier opus de l’Américaine Patricia MacDonald, autre experte du genre. Lire la suite »
Alors que l’avenir, nous dit-on est plutôt tourné vers les livres électroniques (c’est le progrès, faut être de son temps) – tu parles Charles, le progrès, j’en doute et apparemment je ne suis pas le seul puisque l’association FONDU AU NOIR vient de publier le n° 2 de sa revue L’INDIC. Ils sont fondus (c’est eux qui l’ont dit) ça c’est bien vrai Mère Denis, car à l’ére du numérique voilà ces gamins qui publient une revue papier, tirée à 300 exemplaires; Alors, soutenez ces jeunes pour qu’ils puissent publier le n° 3 et les suivants. Achetez le n° 2 !
renseignements et adhésions, FONDU AU NOIR 27 rue Anatole Le Braz 44000 NANTES fonduaunoir44@gmail.com |
| Le dictionnaire des auteurs de polars britanniques
Les deux volumes de ce « British Crime Writing » affichent au total 863 pages. La chose la plus évidente, celle qui saute aux yeux lorsqu’on les feuillette, est de se retrouver au coeur d’un copieux dictionnaire des auteurs britanniques de polar. Et on voit défiler tellement de noms qu’on ne connaît pas en France, que l’on pense qu’aucun ne manque dans ce recensement orchestré par Barry Forshaw. Lire la suite »
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