| IL EXCELLAIT À SAISIR CES CROCHE-PIEDS DE LA VIE QUI FONT BASCULER UN DESTIN..
. Ce parisien arrêta ses études à l’âge de quinze ans pour visiter le monde : Afrique du nord, Moyen Orient, puis toujours plus à l’Est pour un voyage à l’étranger qui dura dix ans. Revenu en France, il pratiqua le dessin, la peinture, s’essaya comme parolier. À partir de 1985, Pascal Garnier écrivit pour la jeunesse (Contes gouttes et Un chat comme moi), publia deux recueils de nouvelles (L’Année sabbatique et Surclassement) puis son premier roman, Le Pain de la veille (1989). Son œuvre compte dix-sept romans, huit recueils de nouvelles et une quarantaine de livres pour la jeunesse.
Pascal refusait les étiquettes et ne se considérait pas comme un auteur de polars. Pour tout dire, les querelles entre littérature blanche et littérature noire l’indisposaient. Ce qui n’a pas empêché les amateurs du genre de l’annexer après la publication de ses premiers romans dans la
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collection policière du Fleuve Noir : un quadra tue sa mère pour hériter puis propose le même service à ses amis dans le besoin (La Solution esquimau,1996) ; un individu très ordinaire est victime d’un engrenage fatal (La Place du mort, 1997). Ce qui intéressait Pascal « c’était le croche-pied de la vie qui fait basculer un destin » et dans chacun de ses romans, il s’ingéniait à saisir cet instant où tout chavire. Il excellait dans le registre des destins avortés et petits dérapages sans contrôle d’individus solitaires aux vies minuscules. Et sa voix, sa façon de raconter, c’est-à-dire son écriture, s’accordait parfaitement avec son sujet. Un style épuré, minimaliste, mais une manière rare, malgré cette économie de moyens, de choisir le mot juste pour susciter chez le lecteur l’émotion avec des brins de poésie et parfois des situations ou des trouvailles littéraires qui n’engendraient pas la mélancolie. Derniers titres parus : La Théorie du panda (Prix du meilleur roman, salon polar Montigny-les-Cormeilles 2008) ; Lune captive dans un œil mort (Prix des lycéens de Rhône Alpes 2009) ; Le Grand Loin (2010).
 Pascal Garnier, Alfred Eibel, Nadia Dhoukar, Claude Mesplède à Cognac |