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| Publié dans Cinéma
Lundi 25 janvier 2010
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UNE NOUVELLE RÉUSSITE POUR CLINT EASTWOOD
Comme sujet de son vingt-neuvième film, Clint Eastwood a choisi de raconter une période historique pour l’Afrique du sud en mettant en scène une parcelle de la vie de l’homme qui anima cette période, un certain Nelson Mandela. Le film débute avec des images d’archives datant de 1990. On y voit le véritable Mandela libéré de la prison où il croupissait depuis vingt-sept ans. Quatre ans plus tard, le leader de l’ANC, celui qui avait été le plus ancien prisonnier politique dans le monde, est élu, à 77 ans, président de l’Afrique du Sud. C’est à cette date que commence le film. On voit Morgan Freeman, absolument stupéfiant dans le rôle de Mandela, jurer fidélité à la constitution et les choses vont aller s’accélérant pour nous faire découvrir l’étonnante personnalité d’un incontestable leader. On aurait pu penser qu’après avoir subi le bagne et l’emprisonnement, cet homme serait devenu haineux, méprisant. Que nenni, cet homme, fin stratège, est uniquement préoccupé par l’avenir du pays et la recherche de tout ce qui peut permettre d’effacer les traces que l’apartheid a imprimé dans toutes les couches de la population qu’elle soit blanche ou noire. Son premier geste doit démontrer à ses collaborateurs noirs la nécessité, voire l’obligation de travailler ensemble, blancs et noirs, sans arrière pensée, loyalement. Ainsi tout au long de ce film, diverses scènes judicieusement choisies illustrent la personnalité singulière de Mandela qui, selon une formule consacrée, a fait don de sa personne à son pays alors que souvent les exemples en ce domaine se vérifient plutôt en sens inverse, le pays (c’est à dire nous) fait dont d’une partie de ses ressources aux élus en poste. Outre cette image d’un exceptionnel dirigeant, le film est aussi un merveilleux document sportif. Mandela, le visionnaire, Mandela qui a appris en prison la langue de ses bourreaux, qui a invité son geôlier à la séance d’investiture de ses fonctions présidentielles, Mandela le charismatique: il a compris qu’il pouvait unifier le pays à partir du rugby jusque-là chasse gardée des Blancs et toute son activité sera déployée pour faire comprendre à la population noire qu’il serait criminel de bannir le rugby, son hymne, son drapeau tandis que, parallèlement, il révèle aux joueurs blancs et à leurs supporters comment l’apartheid a sacrifié une partie de la population. Au niveau sportif, on vit quelques moments forts sous la mêlée, dans les regroupements ou les courses folles pour neutraliser un certain Lomu, à tout le moins un joueur qui lui ressemble tant que l’on s’y tromperait. Enfin, signalons que le drop victorieux sacrant l’équipe des Springboks, championne du monde, est marqué par un beau jeune homme blond interprété par le second fils Eastwood, dont le papa, âgé de quatre-vingt ans, démontre une exceptionnelle vitalité et un bon goût évident pour choisir des sujets passionnants et trouver des interprètes excellents, qu’il s’agisse des deux grands rôles (Morgan Freeman et Matt Damon) ou de tous les autres. Et alors que nous venons juste peine de découvrir Invictus, Clint Eastwood a déjà achevé son prochain film, de veine fantastique Hereafter dans lequel Matt Damon donne la réplique à Cécile de France.
Nota : Plusieurs de mes amis ne partagent pas mon enthousiasme jugeant le film beaucoup trop angélique. Si je partage cette approche, notamment dans les scènes où de vieux racistes fraternisent avec des Noirs, sans qu’il n’y ait jamais de fausse note, cela ne me conduit nullement à dire que le film est raté, car ce qui reste essentiel est le portrait instantané d’un homme exceptionnel, au pouvoir por quelques année décisives où la démocratie succède à l’aparthe et où ce président va doter ce pays d’ue charte démocratique lqui reste l’une des plus avancées au monde. e nbdgrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrbnyttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttttt
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