30.000 visiteurs et plus de 2500 détectives dans les rues
Je viens de passer onze jours en vadrouille. D’abord au salon polar de Lyon, Quai du polar le bien nommé où les visiteurs furent très nombreux. Les organisateurs avancent le chiffre de 30.000 et concernant ceux qui ont participé au jeu de piste dans la ville afin de résoudre une énigme, j’ai entendu dire qu’ils étaient plus de 2500. C’est dingue ce qu’on peut réussir lorsqu’on est convaincu que la diffusion des livres, en particulier des polars, est une chose importante. C’est même un combat quotidien pour lequel il importe de se donner des moyens. C’est ce qui s’est fait à Lyon et les résultats sont à la hauteur de l’enjeu. Mais ce n’est pas un hasard car sur le plan de toutes les disciplines culturelles, j’ai lu dans une revue nationale que Lyon se classait première et ma belle ville de Toulouse, troisième. Comme l’an passé, j’ai rencontré une classe de prépa au bac. Comme l’an passé, j’ai offert à chaque élève un petit roman noir et je leur ai raconté l’histoire de ce genre que certains accommodent à toutes les sauces car ils en ignorent les fondements. Deux jours durant, j’ai rencontré des lecteurs curieux et érudits, dédicacé le dictionnaire des littératures policières ainsi que La crème du crime et mon roman Le cantique des cantines. J’ai fait connaissance avec de nouveaux auteurs dont Stéphane Michaka et Carlos Salem avec lequel j’ai chanté plusieurs rancheras. J’ai aussi dégusté les meilleures lasagnes du monde chez Hugues et Lise, rue Neuve, restaurant Au bon endroit. Au lieu de rentrer à Toulouse, je suis allé à Paris pour deux rendez-vous. Le premier avait lieu le mardi 31 mars vers 19h30. Il s’agissait de remettre les prix du roman noir français et étranger du Nouvel Observateur. J’ai fait partie d’un premier jury qui a sélectionné parmi plus de quatre-vingt titres les cinq finalistes dans chaque catégorie et c’est un second jury, composé d’une quinzaine de lecteurs du magazine qui a choisi les gagnants : Caryl Ferey pour Zulu et le britannique R.J. Ellory pour Seul le silence. Annonces, remerciements, photos et un buffet pour clôturer avec la joie de revoir des amis polardeux à peine quittés la veille.


