Donald Westlake (1933-2008) 3e partie

Publié dans Etudes et articles Mercredi 4 février 2009

Les Sentiers du désastre

Dortmunder, le héros bougon de Westlake est de retour. A la tête de sa bande de bras cassés, ils’apprête à faire LE casse qui doit tous les rendre riches. Comme d’habitude, beaucoup de bonne volonté et d’imagination débridée, pour beaucoup de malchance et peu de résultat, le seul qui vaille étant le plaisir du lecteur à retrouver ces personnages drôles et déclalés de cet auteurde polars génial .De quoi s’agit-il cette fois. Tout simplement de voler les voitures anciennes luxueuse et très onéreuses de Monroe Hall, un paria du monde des affaires, condamné par la justice et totalement délaissé par ses bons amis d’autrefois… du temps où il était riche, très riche.

westlake-sentiers1 Il l’est encore d’ailleurs, mais il est seul à le savoir. Malin, il a transformé l’ensemble de ses biens en une fondation qu’il gère tout seul ! Sans parler des ses voitures de collection qui dorment, seules au fond d’un immense garage bien protégé dans une propriété entourée de barbelé electrifié. A part une épouse qui s’ennuie, Monroe, haï de tous, est seul car ses domestiques l’ont abandonné. Destin cruel. Comment dans ses conditions faire face au quotidien ? Les miracles existent puisque dans la même journée, une agence lui adresse le plus sensationnel et le plus complet des staffs de domestiques : un majordome, un chauffeur, un secrétaire, et un garde du corps. Devinez qui se cache derrière ces bonnes têtes de domestiques bien dévoués ? Mais il y a toujours un hic surtout quand tout semble aller comme sur des roulettes : En effet, Monroe disparaît. Et pour la police, tout naturellement et comme dans les meilleurs romans policiers, le majordome est le suspect idéal. Pauvre Dortmunder! Non seulement l’habit et la fonction de serviteur en chef ne lui vont pas un gant, mais alors pas du tout, mais en plus, le voilà soupçonné comme le plus vil des bandits alors qu’il n’est qu’un brave voleur tout dévoué à sa cause. Voici le roman idéal de vos prochaines vacances avec un Donald Westlake au plus haut de sa forme et dont la presse américaine souligne qu’avec ce personnage, l’auteur a quasiment inventé un nouveau genre littéraire.